Atlas BotanicaField Guide · Règne végétal

Field Guide · Règne végétalPlanche N° F-0001

Fleur · Lysimachia

Mouron des champs

Lysimachia arvensis

F-0001
N° de catalogue
Mouron des champs
Fig. 1 — Lysimachia arvensis

Calendrier de cultureJanv. — Déc.
JanFévMarAvrMaiJuinJuilAoûSepOctNovDéc

Semis
Floraison
01Description

La petite fleur rouge des champs et des potagers, qu'on arrache souvent sans la regarder. Pourtant le mouron rouge a un secret : ses fleurs se ferment avant la pluie, ce qui lui a valu le surnom de baromètre des pauvres. Jolie, sauvage et toxique, voici comment la reconnaître et la comprendre.

Le mouron des champs, c'est cette minuscule fleur rouge qu'on croise partout sans y prêter attention, au bord des chemins, dans les cultures et surtout dans les potagers, où elle adore les terres remuées et riches. On l'appelle aussi mouron rouge. C'est une toute petite plante annuelle, rampante, qui dépasse rarement vingt ou trente centimètres, avec des tiges grêles à section carrée, un détail amusant qu'on sent en la roulant entre les doigts.

Ses fleurs sont sa signature : cinq pétales étalés en étoile, d'un rouge orangé chaud, parfois bleues selon les individus et les sols. C'est la même plante dans les deux cas, un peu comme les hortensias qui changent de couleur. Si on regarde le dessous des feuilles, on voit de petits points sombres, encore un moyen de l'identifier.

Mais ce qui la rend vraiment attachante, c'est son côté baromètre. Ses fleurs ne s'ouvrent qu'au soleil et se referment quand le temps se couvre. Quand on la voit fermer ses pétales en pleine matinée, c'est souvent que la pluie n'est pas loin. D'où ses surnoms de baromètre des pauvres ou de miroir du temps.

Un point important : elle est toxique. Toute la plante contient des saponines, irritantes pour la peau et les muqueuses, légèrement toxiques pour l'homme et carrément dangereuses pour certains animaux comme les lapins. Et il ne faut pas la confondre avec le mouron des oiseaux, le Stellaria media, qui lui ressemble vaguement par le feuillage mais qui est une tout autre plante, comestible celle-là, avec de petites fleurs blanches en étoile.

02Culture

Dans la grande majorité des cas, on n'a pas à semer le mouron des champs : il arrive tout seul. C'est une plante sauvage qui se ressème spontanément, année après année, grâce à ses petites capsules pleines de graines. Si on a un potager sur sol riche et un peu remué, il y a de bonnes chances qu'il s'invite sans qu'on l'ait demandé.

Le vrai sujet, c'est de bien la reconnaître, parce qu'à l'état de jeune pousse elle peut se confondre avec d'autres mourons. Les repères sûrs : la tige carrée, les fleurs à cinq pétales rouges en étoile, et les points sombres sous les feuilles.

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Si on veut vraiment l'installer pour le plaisir des yeux, et il existe des variétés ornementales plus florifères, un simple semis au printemps en terre légère suffit. Elle ne demande aucun soin particulier, juste du soleil. Mais soyons honnêtes, la plupart du temps c'est elle qui décide de venir, pas nous.

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03Soins

Côté entretien, c'est la plante la plus simple du monde, puisqu'elle ne demande rien. Elle pousse, fleurit de mai jusqu'aux gelées, se ressème, et recommence. La vraie question que se posent les jardiniers, c'est plutôt l'inverse : faut-il l'arracher ?

Et la réponse est plutôt rassurante. Le mouron rouge n'est pas un ennemi du potager. Il reste petit, peu concurrent, ne gêne pas vraiment les cultures, et s'arrache très facilement à la main si on en a trop. Beaucoup de jardiniers le tolèrent volontiers comme une petite plante indigène qui cherche sa place, d'autant qu'il signale un sol riche et vivant. Le seul vrai point de vigilance est sa toxicité : si on a des animaux qui broutent, lapins en particulier, mieux vaut ne pas le laisser traîner dans leur nourriture.

Dernier mot pour la route : autrefois, le mouron rouge était cultivé pour ses usages médicinaux, et il garde une petite aura de plante de sorcier. Aujourd'hui on le laisse surtout pour ce qu'il est, une jolie touche de rouge dans le potager et un baromètre gratuit pour qui sait l'observer.


Atlas Botanica — Field GuideN° F-0001 / Specimen