Atlas BotanicaField Guide · Règne végétal

Field Guide · Règne végétalPlanche N° L-0001

Légume · Capsicum

Jalapeño

Capsicum annuum

L-0001
N° de catalogue
Jalapeño
Fig. 1 — Capsicum annuum

Calendrier de cultureJanv. — Déc.
JanFévMarAvrMaiJuinJuilAoûSepOctNovDéc

Semis
Plantation
Récolte
01Description

Le piment d'initiation par excellence : assez de feu pour le sentir passer, pas assez pour gâcher le repas. Originaire de Xalapa au Mexique, le jalapeño se cultive comme une tomate gourmande de chaleur, et se pilote au goût avec l'arrosoir. Tout savoir pour le semer, le planter et le récolter.

Le jalapeño, c'est un peu le piment d'initiation. Assez piquant pour qu'on le sente passer, mais pas au point de gâcher le repas, ce qui en fait le préféré de pas mal de gens qui n'aiment pas trop souffrir. Il nous vient du Mexique, et son nom vient de la ville de Xalapa, dans l'État de Veracruz, où on le cultivait et le commercialisait traditionnellement. Comme la tomate, c'est une solanacée, donc un cousin assez proche, et ça se voit à la façon dont la plante pousse.

C'est un petit piment trapu, vert brillant, qu'on récolte le plus souvent avant maturité complète. Si on le laisse sur le pied, il finit par virer au rouge, devient plus sucré et un peu plus piquant. Une chose marrante à observer : quand le fruit mûrit et qu'il a été un peu stressé par la chaleur ou la sécheresse, il se couvre de fines lignes claires en surface, comme des stries de liège. Beaucoup de jardiniers voient ça comme un signe de saveur, pas un défaut.

Le piquant, lui, ne vient pas de la chair ni des graines, contrairement à ce qu'on croit souvent. Il se loge dans les membranes blanches à l'intérieur, le placenta, là où s'accrochent les graines. C'est là que se concentre la capsaïcine, la molécule responsable du feu. Donc si on veut adoucir un jalapeño en cuisine, c'est cette partie blanche qu'il faut retirer, pas seulement les pépins.

02Culture

Le départ ressemble beaucoup à celui de la tomate, en plus exigeant côté chaleur. On sème au chaud assez tôt, vers février, parce que le piment est lent à démarrer et qu'il a besoin d'une saison longue pour donner. Et surtout, la graine ne lève bien que dans une terre vraiment chaude, autour de 25 degrés. C'est le point que ratent beaucoup de débutants : semé dans une pièce trop fraîche, le jalapeño boude, met trois semaines à sortir, ou ne sort pas du tout. Un coin chaud près d'un radiateur ou une nappe chauffante font toute la différence.

On repique en pleine terre seulement quand il fait bien doux, comme pour la tomate, après la mi-mai et tout risque de gelée écarté. Inutile par contre d'enterrer la tige en profondeur ici, le piment ne fait pas de racines le long de sa tige comme le fait la tomate. On le plante simplement au niveau du collet, en laissant de l'espace entre les pieds pour qu'ils se développent en buisson.

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Côté emplacement, c'est plein soleil obligatoire et terre bien drainée. Le piment est moins gourmand que la tomate, il ne faut surtout pas le gaver d'engrais azoté, sinon on obtient un plant magnifique, plein de feuilles, et presque pas de fruits. Un sol correct avec un peu de compost suffit largement.

La plante reste plus compacte que la tomate, mais quand elle se charge de fruits elle penche et peut casser, surtout par grand vent. Un petit tuteur discret ou quelques liens suffisent à la soutenir. Pas besoin de la grande quincaillerie qu'on installe pour les tomates grimpantes.

03Soins

Le piment aime la régularité, mais il supporte beaucoup mieux la soif que la tomate. On arrose au pied, sans détremper, et on laisse même la terre sécher légèrement entre deux arrosages. Un léger stress hydrique a tendance à rendre les fruits plus piquants, donc si on cherche du feu, il ne faut pas trop chouchouter la plante. À l'inverse, si on veut des piments plus doux, on arrose plus régulièrement. C'est un des rares cas où on pilote vraiment le goût avec l'arrosoir.

La chaleur reste le facteur numéro un. Sous nos climats du nord, le jalapeño donne souvent mieux contre un mur exposé au sud, en pot sur une terrasse abritée, ou carrément sous serre. Plus il a chaud et plus il prend le soleil, plus il produit. Un été pourri et frais, et la récolte sera maigre, c'est comme ça.

La récolte, justement, c'est une affaire de patience et de choix. On peut cueillir les fruits bien verts et fermes, c'est le stade classique. Ou attendre qu'ils rougissent sur le pied pour quelque chose de plus doux et de plus complexe. Plus on cueille régulièrement, plus la plante continue à produire, donc il ne faut pas hésiter à récolter au fur et à mesure.

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Dernier détail qui surprend souvent : le jalapeño est en réalité une plante vivace dans son pays d'origine. Si on le rentre à l'abri du gel avant l'hiver, dans un pot près d'une fenêtre lumineuse, il peut survivre jusqu'au printemps suivant et repartir de plus belle. Un plant qui passe l'hiver donne souvent plus tôt et plus généreusement l'année d'après. Ça vaut le coup d'essayer, ne serait-ce que pour voir.

Associations

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