Atlas BotanicaField Guide · Règne végétal

Field Guide · Règne végétalPlanche N° L-0002

Légume · Solanum

tomate cotelée

Solanum lycopersicum

L-0002
N° de catalogue
tomate cotelée
Fig. 1 — Solanum lycopersicum

Calendrier de cultureJanv. — Déc.
JanFévMarAvrMaiJuinJuilAoûSepOctNovDéc

Semis
Plantation
Récolte
01Description

Le légume roi du potager, qui est en réalité un fruit. Venue des Andes en petites grappes sauvages, la tomate est devenue la star de l'été après des siècles de sélection. Plante de soleil et de chaleur, elle récompense la patience et la régularité.

La tomate, tout le monde croit la connaître, et pourtant c'est une plante un peu paradoxale. Techniquement c'est un fruit, une grosse baie même, mais on la traite comme un légume parce qu'on la mange salée. Elle nous vient des Andes, d'Amérique du Sud, où elle poussait à l'état sauvage en petites grappes pas plus grosses que des billes. Il a fallu des siècles de sélection pour arriver aux variétés qu'on connaît aujourd'hui, de la cerise minuscule à la grosse côtelée d'un demi-kilo.

C'est une plante de soleil et de chaleur, frileuse, qui déteste le froid et l'humidité stagnante. Elle pousse vite quand elle est contente, parfois jusqu'à deux mètres pour les variétés grimpantes qu'on appelle indéterminées. Les autres, dites déterminées, restent plus compactes et donnent leur récolte d'un coup, ce qui est pratique si on veut faire des conserves.

Une chose qui surprend les débutants : toute la plante sent fort quand on la froisse, une odeur verte, poivrée, presque âcre. Ça vient des poils sur la tige et les feuilles. Et tout est légèrement toxique sauf le fruit mûr, parce que la tomate fait partie de la famille des solanacées, comme la pomme de terre, l'aubergine ou le tabac. Rien de dangereux au potager, mais ça explique pourquoi on ne mange ni les feuilles ni les fruits encore verts en grande quantité.

02Culture

Tout commence souvent à l'intérieur, parce que sous nos climats la saison est trop courte pour semer directement dehors. On sème au chaud vers février-mars, dans des petits godets, et on repique en pleine terre seulement quand les nuits sont franchement douces, en général après les Saints de Glace à la mi-mai. La tomate ne pardonne pas une gelée tardive, donc mieux vaut être patient qu'optimiste.

Le geste qui change tout au moment de la plantation, c'est d'enterrer la tige profondément. Contrairement à la plupart des plantes, la tomate fabrique de nouvelles racines tout le long de sa tige enterrée. Plus on enterre, plus le système racinaire sera costaud, et plus la plante résistera à la sécheresse de l'été.

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Côté emplacement, il lui faut le coin le plus ensoleillé du jardin, six heures de soleil par jour au minimum, et une terre riche, bien travaillée, dans laquelle on aura mélangé du compost mûr. Les tomates sont gourmandes, elles puisent énormément dans le sol.

Vient ensuite le tuteurage, indispensable pour les variétés indéterminées qui montent et qui croulent vite sous le poids des fruits. Il y a plusieurs écoles, du simple tuteur en bambou à la ficelle tendue verticalement, en passant par la cage métallique. L'idée est toujours la même : garder la plante droite, aérée, et les fruits loin du sol humide.

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03Soins

Une fois en place, la tomate demande surtout de la régularité. L'arrosage, c'est le nerf de la guerre. On arrose au pied, jamais sur les feuilles, parce que le feuillage mouillé attire le mildiou, cette maladie qui peut ravager un plant en quelques jours par temps humide. Et on arrose régulièrement plutôt que beaucoup d'un coup, sinon les fruits éclatent ou se fendent. Un bon paillage au pied, paille ou tonte séchée, garde l'humidité et évite les à-coups.

L'autre geste classique, c'est l'égourmandage, c'est-à-dire enlever les gourmands. Ce sont ces petites pousses qui apparaissent à l'aisselle des feuilles, juste à la jonction entre la tige principale et une branche. Si on les laisse, la plante part dans tous les sens et fait beaucoup de feuillage au détriment des fruits. On les pince entre deux doigts quand ils sont encore petits. Attention quand même, ça se discute selon les variétés : sur les petites tomates cerises ou les variétés déterminées, on peut très bien laisser faire.

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Au fil de la saison, on enlève aussi les feuilles du bas qui jaunissent ou qui touchent la terre, toujours pour limiter les maladies et aérer le pied. En fin d'été, sur les variétés hautes, beaucoup de jardiniers étêtent la plante, c'est-à-dire qu'ils coupent la tête. Ça force la plante à arrêter de grandir et à concentrer son énergie sur les fruits déjà formés, pour qu'ils aient le temps de mûrir avant les premiers froids.

Et puis il faut accepter une chose : à la fin, il restera toujours des tomates vertes. Pas grave, elles mûrissent très bien à l'intérieur, posées sur un rebord de fenêtre, ou à côté d'une pomme qui accélère le mûrissement.

Associations

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