Atlas BotanicaField Guide · Règne végétal

Field Guide · Règne végétalPlanche N° F-0002

Fleur · Tagetes

Œillet d'Inde

Tagetes patula

F-0002
N° de catalogue
Œillet d'Inde
Fig. 1 — Tagetes patula

Calendrier de cultureJanv. — Déc.
JanFévMarAvrMaiJuinJuilAoûSepOctNovDéc

Semis
Plantation
Floraison
01Description

La petite fleur orange star des potagers d'été. Malgré son nom, l'œillet d'Inde n'est ni un œillet ni indien : il vient des Amériques. On le sème surtout pour rendre service, parce que son odeur soufrée fait fuir les pucerons et que ses racines découragent les nématodes du sol.

Commençons par tordre le cou à son nom, parce qu'il est trompeur sur toute la ligne. L'œillet d'Inde n'est pas un œillet, c'est une astéracée, cousine des marguerites et des soucis. Et il n'a rien d'indien non plus : il est originaire des régions chaudes des Amériques, du Mexique à la Bolivie. Le nom lui est resté pour des raisons historiques, mais botaniquement tout est faux, et c'est une anecdote qui plaît toujours.

C'est une petite plante annuelle, trapue et buissonnante, qui forme des boules de vingt à quarante centimètres. Son feuillage est très découpé, presque en fougère, et d'un beau vert sombre. Les fleurs, elles, sont sa signature : des pompons ronds, simples ou doubles, dans toute la gamme des jaunes, des orange vifs et des acajou, souvent les deux mélangés sur la même fleur.

Mais ce qui frappe d'abord, c'est l'odeur. Quand on froisse le feuillage, ça sent fort, une odeur soufrée, un peu poivrée, que certains adorent et d'autres détestent. Cette odeur n'est pas anodine : c'est elle qui fait une bonne partie du travail au potager, en brouillant les pistes des insectes ravageurs. Côté cuisine, les pétales sont comestibles, au goût légèrement épicé, et on s'en sert pour colorer les salades, ce qui lui a valu le joli surnom de safran du pauvre.

02Culture

L'œillet d'Inde est une des fleurs les plus faciles qui soient, parfaite pour débuter. On peut le semer au chaud dès février-mars en godet, ou plus simplement en place dès que le sol se réchauffe, en avril-mai. La graine lève vite et sans histoire, à condition d'une terre autour de dix-huit à vingt degrés. C'est rapide et gratifiant, les jeunes plants sortent en quelques jours.

Comme c'est une plante frileuse qui craint le gel, on attend la fin des gelées, vers la mi-mai, pour l'installer dehors. On le repique en pleine terre ou en pot, et vu sa petite taille, on a intérêt à le planter assez serré pour obtenir un bel effet de masse et une protection efficace entre les légumes.

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Côté emplacement, c'est le plein soleil qu'il préfère, même s'il tolère un peu d'ombre. Pour le sol, il n'est pas difficile, une terre ordinaire lui va très bien. Évite juste de trop l'enrichir en azote, sinon, comme beaucoup de fleurs, il fait du feuillage magnifique et peu de fleurs.

Et puis c'est là tout son intérêt : on le plante rarement seul. Sa vraie place est au milieu des légumes, glissé entre les pieds de tomates, en bordure de massif ou en ponctuation un peu partout dans le potager. C'est ce qu'on appelle une plante compagne.

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03Soins

Bonne nouvelle, l'œillet d'Inde ne demande presque rien. Un arrosage modéré, sans détremper la terre, suffit largement, et il supporte bien les coups de chaud de l'été. C'est typiquement la fleur qu'on plante et qu'on oublie, sauf pour en profiter.

Le seul geste vraiment utile, c'est de couper les fleurs fanées au fur et à mesure. En supprimant les fleurs mortes avant qu'elles ne montent en graines, on pousse la plante à en refaire de nouvelles, et la floraison se prolonge ainsi de juin jusqu'aux gelées. C'est cinq minutes de temps en temps, et ça change tout sur la durée.

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Autre avantage pratique : il est très simple de récupérer ses propres graines en fin de saison. On laisse quelques fleurs sécher complètement sur le pied, on récolte les longues graines noires et crème dans les capitules fanés, et on les garde au sec pour l'année suivante. De quoi en avoir gratuitement à volonté, ce qui tombe bien quand on veut en parsemer tout le potager.

Côté ennuis, il est rarement malade, mais il peut attraper des pucerons malgré tout, un peu d'oïdium ou de pourriture grise par temps humide. Rien de grave en général sur une plante aussi vigoureuse et qui se renouvelle si vite.

Associations

Atlas Botanica — Field GuideN° F-0002 / Specimen